Festival du nouveau cinéma 2007 - 36e édition
10 suggestions de Travelling Avant
Histoire de s'y retrouver un peu parmi la centaine de longs métrages au menu de cette 36e édition,
allons-y d'une première série de 10 suggestions personnelles :
La Antena, Esteban Sapir, Argentine (Panorama international)
Hommage surréaliste et quasi muet au cinéma expressionniste allemand, tourné en noir et blanc, doublé d'une allégorie sur le totalitarisme des médias et du monde des images. Grande découverte expérimentale en perspective.
California Dreamin', Cristian Nemescu, Roumanie (Panorama international)
Film posthume d'un jeune cinéaste roumain prometteur, décédé lors du montage du film, à l'âge de 27 ans. Oeuvre politique ambitieuse et inachevée sur le Kosovo. Lauréat du prix "Un certain regard" à Cannes en 2007.
Control, Anton Corbijn, États-Unis (Sélection internationale)
Le destin tragique de Ian Curtis et de Joy Division, en noir et blanc. Premier film du célèbre photographe et oeuvre suscitant de grandes attentes auprès des fans. Incontournable.
Dainipponjin, Hitoshi Matsumoto, Japon (Temps Zéro)
Délire japonais qui croise le film de monstres à la Godzilla avec le le docu-fiction absurde. L'un des films les plus acclamés du Midnight Madness de Toronto 2007, et assurément l'ovni débile à ne pas manquer du festival. En ouverture de Temps Zéro.
I'm a Cyborg, But That's OK, Park Chan-Wook, Corée du Sud (Temps Zéro)
Plus récent film du réalisateur de la trilogie de la vengeance et l'un des plus acclamés cinéastes de la nouvelle vague sud-coréenne, qui se paie ici une petite pause de son univers glauque et ultraviolent avec un trip sucré qui revisiterait One Flew Over the Cukoo's Nest à la sauce Amélie Poulain. À voir sur grand écran.
Import / Export, Ulrich Seidl, Autriche (Présentation spéciale)
Le grand retour du maître documentariste, qui signe son deuxième long métrage de fiction, après le sordide Dog Days. On s'attend à être choqué, révulsé et déstabilisé - en un mot, ébloui, par cet impitoyable disséqueur de la condition humaine. Parmi les oeuvres les plus attendues du festival.
Lumière silencieuse, Carlos Reygadas, Mexique (Présentation spéciale)
Peut-être notre film le plus attendu. La plus récente oeuvre du réalisateur de Japon et de Batalla en el Cielo, qui le voit plonger plus avant dans l'exploration du mysticisme et de la spiritualité. Austérité et splendeur sont à prévoir.
The Man From London, Bela Tarr (Présentation spéciale)
Enfin, le nouveau film du maître hongrois, dont on n'avait plus de nouvelles depuis les magistrales Harmonies de Werckmeister, en 2000. Librement adapté d'une nouvelle de Georges Simenon, en noir et blanc (décidément de rigueur, cette année!), bref on meurt d'impatience. Attention aux non initiés : lenteur contemplative en perspective.
Ploy, Pen-Ek Ratanaruang, Thaïlande (Temps Zéro)
Plus récent film du réalisateur de Last Life in the Universe, l'un des talents les plus passionnants du jeune cinéma thaïlandais. Poursuivra-t-il dans la veine déroutante de Invisible Waves, présenté l'an dernier? On a très hâte de voir.
Voleurs de chevaux, Micha Wald, Belgique/France/Canada (Sélection internationale)
Premier film belge, en coproduction avec Téléfilm Canada. Oeuvre d'époque virile et viscérale située en Ukraine au XIXe siècle, que l'on compare à The Duellists. Présenté à Cannes, dans la section de la Semaine de la critique, et mettant en vedette Grégoire Colin.